Offrir le pardon et pratiquer la charité

Quatrième exercice hebdomadaire : Offrir le pardon et pratiquer la charité

Le temps de carême est un temps de réconciliation  avec Dieu et avec le prochain ; un temps d’ouverture du cœur pour pardonner et aimer conséquemment : « pardonne-nous nos torts envers toi comme nous-mêmes nous avons pardonné aussi à ceux qui avaient des torts envers nous » (Mt 6,12). Refuser d’accueillir et d’offrir le pardon pendant ce temps de grâce, c’est trahir et rejeter Dieu qui est Amour et Pardon  : « Si quelqu’un dit j’aime Dieu et qu’il haïsse son frère, c ‘est un menteur » 1Jn 4,20. L’offrande la plus agréable à laquelle Dieu prend plaisir est celle du pardon offert. Pardonner à son frère, c’est rétablir une sainte relation avec Dieu afin de bénéficier les faveurs divines : « Donc lorsque tu va présenter ton offrande à l’autel,si,là, tu te souviens que ton frère à quelque chose contre toi,laisse ton offrande, là,  devant l’autel,va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. »

Le pardon est un véritable et charitable cadeau à s’offrir et à offrir sans condition à tout notre entourage tout au long de ce temps de carême. Il est  aussi un véritable acte de guérison spirituel  et psychologique. Il libère notre cœur cancérogène par la rancune  et nous permet de devenir  vrai disciple du Christ et vrai fils du Père : « Vous avez appris qu’il a été dit: ‘Tu aimeras ton prochain et tu détesteras ton ennemi. Mais moi je vous dis: Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous détestent et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, afin d’être les fils de votre Père céleste » Mt 5,43-45. Par le pardon, Dieu rétablit la relation avec l’homme que le péché avait brisé.

 

Le temps de carême est aussi un temps de rencontre avec le frère. Une rencontre pour pardonner mais aussi pour donner l’amour de Dieu que l’on porte dans son cœur. C’est-à-dire un rapprochement  du cœur siège de l’amour. La raison fondamentale de cette rencontre essentielle n’est rien d’autre que la charité qui se monnaie dans les  œuvres de miséricorde définies comme « des actions charitables par lesquelles nous venons en aide à notre prochain dans ses nécessités corporelles et spirituelles » (CEC 2447).

En ce temps de carême notre charité doit être dynamique, concrète et agissante comme acte, expression, et témoignage de notre foi :  « Toi, tu as la foi ; moi, j’ai les œuvres. Montre-moi donc ta foi sans les œuvres ; moi, c’est par mes œuvres que je te montrerai la foi » Jc 2,18.

Offrir le pardon et pratiquer la charité c’est reconnaître et accueillir la grandeur du mystère de l’amour de Dieu dont  Jésus a témoigné  par le don de sa vie  pour le salut de l’humanité.

 

Que devons-nous faire?

Favorisons et entreprenons humblement les démarches de demande de pardon et de la réconciliation effective au foyer ou dans la famille (entre époux-épouses, entre parents-enfants, entre frères et sœurs) ; dans le quartier ou dans le village  (entre  voisins) ; au service (entre collègues); dans la communauté chrétienne (entre frère et sœur en Christ).

Détruisons courageusement le mur de la haine et de la rancune qui gangrènent et tuent la joie humaine, nuisent à notre vie de prière et inhibent l’action du Saint Esprit en nous.

Favorisons le climat de la fraternité et engageons-nous pour la reconstruction  de la communion effective en devenant semeur de paix.

En face d’éventuelle résistance au pardon offert, prions et supplions pour demander le soutien de l’Esprit Saint agent de la réconciliation.

Cherchons à donner à manger et à boire aux affamés et aux assoiffés; à vêtir et à accueillir ceux qui sont nus et étrangers; à assister et à visiter les malades et les prisonniers ; à montrer plus de générosité envers les pauvres et les indigents.  (les œuvres de miséricorde corporelles)

Cherchons aussi à conseiller ceux qui sont dans le doute; à enseigner les ignorants ; à consoler les affligés ; à supporter patiemment les personnes ennuyeuses ; à prier pour les morts spécialement ceux à qui nous n’avons pas pu pardonner  (les œuvres de miséricorde spirituelles)

Père Georges Willibrod GAYET

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