Pratiquer les sacrements afin de faire l’expérience de la gratuité de l’amour de Dieu

Troisième exercice hebdomadaire : Pratiquer les sacrements afin de faire l’expérience de la gratuité de l’amour de Dieu

                                                                           

Quand je parle de la pratique des sacrements, je voudrais m’en tenir à deux d’entre eux qui me paraissent importants pour une vraie réconciliation avec Dieu : l’Eucharistie (la réception de la Sainte Communion) et la confession. Ils sont vitaux pour notre marche vers Dieu.

Vivre ses sacrements, nous permet d’en redécouvrir toute leur richesse. Ainsi le temps de Pâques nous offrira la joie de renouveler les promesses de notre baptême et de goûter à nouveau le bonheur que nous avons de recevoir la sainte communion régulièrement, le trésor de l’Eucharistie dont saint Jean-Marie Vianney nous dit qu’ « il n’y a rien de plus grand ». Par la sainte communion le Seigneur enlace celui ou celle qui la reçoit avec une âme propre.  Il vient à la rencontre de l’homme, créé à l’image et à la ressemblance de Dieu (cf. Gn 1, 27), se faisant son compagnon de route.  Sacramentum caritatis n° 2. Communier au Corps et au Sang de Jésus, c’est demeurer en Jésus-Christ pour  la vie éternelle en réalisant ainsi notre parfaite réconciliation avec Dieu son Père :…celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui… (Jn 6, 52-59).

La  confession est nécessaire avant la Sainte Communion, mais surtout urgente pendant ce temps de pénitence par excellence. Pourquoi ?  « Parce qu’une âme pure peut tout demander à Dieu, et Dieu ne peut rien lui refuser », dit le saint Curé d’Ars. La confession c’est le retour exigent du cœur de l’homme vers Dieu afin d’obtenir pardon et miséricorde : « Maintenant -oracle du Seigneur- revenez vers moi de tout votre cœur, dans le jeûne, les larmes et le deuil! Déchirez vos cœurs et non as vos vêtements, et revenez au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux…. » (Jl 2, 12-13).  Se confesser c’est accueillir le Pardon de Dieu, afin que l’Esprit Saint puisse faire toute chose nouvelle  en nous. Se confesser et communier, c’est faire l’expérience vitale de l’amour de Dieu.  Quelle grâce pour nous en ce temps  de grâce !

Que devons-nous faire?

Je conseillerais la confession hebdomadaire et la communion régulière (quotidienne) pendant ce temps de carême.  N’ayons pas honte de nous confier aux prêtres car c’est par leur ministère que nous recevons la grâce du pardon et de la sanctification. N’ayons pas  peur de nos fautes car  elles sont des grains de sable à côté de la grande montagne des miséricordes de Dieu. En ce temps de carême 2020, « Regarde les bras ouverts du Christ crucifié, laisse-toi sauver encore et encore. Et quand tu t’approches pour confesser tes péchés, crois fermement en sa miséricorde qui te libère de la faute. Contemple son sang répandu avec tant d’amour et laisse-toi purifier par lui. Tu pourras ainsi renaître de nouveau » . Christus vivit (n. 123).  Même si notre situation actuelle ne nous permet pas d’être bénéficiaires de ses sacrements, croyons à la miséricorde, à la bonté de Dieu et à l’Alliance Nouvelle et Éternelle établie en son Fils Jésus-Christ, car « votre Père qui es aux cieux fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes » Mt 5 ,45.

Fructueux temps de carême à tous et à chacun.

    Père Georges Willibrod GAYET

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